PrésentatiOn

PrésentatiOn
L'anorexie est un trouble de la conduite alimentaire caractérisée par un refus systématique de s'alimenter.
L'anorexie est une pathologie qui se manifeste sous deux aspects : le premier est l'anorexie psychique qui est le plus souvent traiter par les médias. Il concerne les problèmes psychologiques et comportementaux de l'anorexie c'est-à-dire les causes de l'anorexie elle même. En effet, les causes de l'anorexie sont souvent dues à un refus de son corps. L'anorexique voit en son corps une menace et veut la soumettre à sa volonté. C'est pourquoi, les adolescents sont les plus touchés par la maladie.
Le deuxième est l'anorexie mentale, qui traite plus particulièrement des conséquences du comportement de l'anorexique sur son corps, c'est à dire les troubles du métabolisme. Ainsi elle traite des conséquences du refus total de s'alimenter.
De plus, on peut constater que cette maladie devient un véritable phénomène de société, car le nombre d'anorexique à augmenté de 4 fois depuis 20 ans, elle concerne environ 10% de la population actuelle et parmi les personnes atteintes de ses graves troubles du comportement 9 d'entre elles sur 10 sont des femmes. Ce qui est d'autant plus grave que les conséquences sont souvent mal connues et que l'anorexie est mortelle dans 10% des cas. Ainsi à travers notre travail nous avons cherché à mettre en évidence le danger de cette maladie qui n'est pas, à l'inverse de tous les préjugés, anodine. Par conséquent nous tenterons de montrer l'évolution des symptômes du moins grave au plus grave. Mais, quels sont les effets néfastes de l'anorexie sur l'organisme ?

# Posté le lundi 19 mars 2007 12:20

L'anOrexie, un prOblème psychologique

L'anorexie est principalement un problème psychologique. En effet, pour beaucoup de médecins, l'anorexie est un phénomène individuel et pathologique. Il est aussi considéré que certains discours sociaux favorisent l'anorexie ( l'évolution du statut de la femme, le culte de la maigreur dans la mode...).

Les anorexiques débutent par un engagement, elle décide de faire un régime alimentaire dans le but d'atteindre leurs objectifs et malheureusement elles font tout pour y parvenir. Certaines d'entre elles, décident de se prendre en main par d'autres moyens: changement d'apparence; pratiques scolaires. Elles développent un caractère volontariste.
Une sociologue , Muriel Darmon a dégagée quatre phases : la première étant la volonté de commencer un régime inciter par des proches , suivit par des professionnels ensuite les techniques de régime sont de plus en plus approfondies(elles comptent les calories, suppression de plus en plus d'aliments). Tout leur travail est intensifié (travail scolaire...). Elles voient dans la balance, la glace et les résultats scolaires "leurs récompenses".On est alors au centre de la deuxième phase.
Pour le maintien de l'engagement, pris au début de ce régime, les anorexiques effectuent un travail sur les goûts: "codages des sensations"
-ressentir positivement les sensations provoquées par les restrictions alimentaires ou le sport
- détester les aliments gras
Les anorexiques se forgent de véritables habitudes. Les efforts et le contrôle du corps deviennent naturels( "c'est plus fort que la raison ").
Au stade de la troisième phase, l'anorexie est réellement déclarée. L'arrêt du régime leur parait impossible. La maigreur excessives et les évanouissements ou encore les pratiques alimentaires, déclenchent une surveillance particulière chez les membres de la famille. Ceci entraîne chez les personnes atteintes un travail de discrétion pour pouvoir maintenir l'engagement.
Au cours de la quatrième phase, plusieurs objectifs sont fixés aux malades lors d'une hospitalisation, le principal étant l'arrêt total de l'engagement.

# Posté le lundi 19 mars 2007 12:26

Modifié le jeudi 22 mars 2007 16:06

Facteurs déclencheurs

Plusieurs facteurs sont à l'origine de beaucoup de transformation chez les adolescents. L'anorexie est un cas extrême dans les pratiques de transformation de soi.
Le point de départ peut s'avérer un simple régime amaigrissant, une remarque désobligeante, un problème scolaire ou un deuil, qui entrent en résonance avec le contexte déstabilisateur de l'adolescence.

Nous allons voir maintenant grâce à notre étude les 3 grands facteurs pouvant déclencher une anorexie chez les adolescentes :

· Le rôle des parents : Le développement de l'anorexie chez les adolescentes est lié à plusieurs facteurs dont la relation mère-fille car elle intervient dans le processus d'individualisation et de maturation propre à l'adolescence. Tout d'abord, nous avons put observer que les jeunes filles les plus touchées sont issues d'un milieu socio-culturel élevé, nous en avons déduit que le rôle des parents dans ce milieu est plus déterminé et plus marqué, que les parents instaurent des règles dures à suivre. La jeune fille va voir en sa mère un modèle sur le plan moral, parfois idéalisée, une mère parfaite, inaccessible qu'elle pense incapable d'égaler, ou bien un modèle qu'elle rejette et refuse inconsciemment de reproduire. La cause peut également être le refus du développement de son corps vers celui de sa mère comme la dit Isabel le Carbonel dans "ça se discute" le 17 Mars 2004: "L'anorexie est liée à l'image de la mère, la jeune fille refuse de voir son corps se modifier pour devenir comme celui de sa mère." De ce fait il y a un blocage qui s'instaure dans le développement psychologique de l'adolescente qui l'empêche de grandir et de devenir autonome. On peut décrire un type particulier de mère d'anorexiques: elles seraient hyper protectrices, peu chaleureuses, peu affectives, ayant tendance à refouler ses émotions. Souvent anxieuses, elles pourraient voir en leur rôle de mère une revalorisation narcissique que seule une "enfant parfaite" pourrait leur apporter. Elles auraient des difficultés à percevoir les besoins de leur enfant. Le rôle du père est différent, on le définirait comme étant chaleureux, complice avec leur fille, intervenant peu dans les décisions familiales ou au contraire autoritaire et distant. La famille et surtout les parents ont une place décisive dans l'évolution de la maladie de leur enfant. L'anorexique
est souvent confrontée à ce que l'on attendait d'elle: "une enfant idéale" qui va satisfaire ses parents par son travail scolaire, sa gentillesse, sa discrétion, on n'a jamais rien à lui reprocher.



· La mode et les media : La société de consommation adresse des messages paradoxaux : "Consommer, Soyer mince ". Nous vivons dans une société valorisant l'apparence: la perception négative du corps et de la peur d'être grosse en sont les conséquences directes. Cet idéal minceur constitue un conflit de motivation. L'influence des médias à travers les magazines féminins ou les émissions télévisées, est très importante car proposant aux jeunes des modèles comme les stars ou les mannequins, ils les conditionnent plus ou moins en imposant des critères de beauté ou les formes sont effacées ( plus de poitrines, de fesses...). Les quelques jeunes filles que nous avons interrogées autour de nous ont été unanimes : les images des mannequins visibles dans les revues ou projetées par le petit écran les encouragent à maigrir. De plus, les troubles du comportement alimentaire sont traités de plus en plus par les médias et on peut se demander si les émissions de télé-réalités, les reportages répétés sur le quotidien des anorexiques et boulimiques, ont une valeur dissuasive pour les jeunes, ou au contraire est-ce une sorte de fascination qui les incitent à les imiter. Au-delà d'une simple valorisation de la minceur, c'est un véritable culte du corps qui s'est développé à travers la mode, les soins corporels et le sport. En effet, dans l'optique de l'affirmation de l'individualisme qui a aboutit à une relation faussée avec son propre corps, celui-ci doit être modelé, maîtriser, contrôlé. Les médias et la mode ont instauré une valorisation sociale de la minceur qui correspond à des critères de beauté, d'élégance et de distinction mais aussi à une hantise de l'obésité. Par conséquent, les malades donnent plus d'importance au paraître qu'à l'être : elles ne se voient qu'au travers des autres et attachent une importance surprenante aux jugements des autres sur leur physique. Elles en viennent à vouloir la réussite totale (activités scolaires, sociales, sportives) qui ne laisse d'autre alternative qu'un échec honteux pour elles. Les médias et la mode instaurent, en effet, des idées perfectionnistes qui amènent les adolescentes à vouloir « être parfaite pour tout le monde ». Suivre la mode est essentiel pour la plupart des jeunes filles « pour être au même niveau que les autres et heureux dans la société ».



· Le rôle de la société : Il se trouve également que la beauté semble bel et bien un aspect incontournable de la féminité : on a pu montrer que les filles belles et minces sont jugées plus féminines ; tandis que celles qui sont plus fortes et qui mangent sans retenue sont considérées comme plus masculines. La féminité -dont, selon l'état actuel de la société, la minceur- se révèle non seulement être un atout précieux pour la femme ou la jeune fille, dans ses relations professionnelles que privées, mais aussi un élément essentiel de son sens de l'identité, de l'image qu'elle se construit elle-même. La recherche de la minceur apparaît alors pour la femme comme un moyen de s'affirmer, de développer son identité. Comme le poids imposé par les canons de la beauté, est pour la majorité, bien inférieur au poids qui, compte tenu de notre mode de vie, nous serait naturel et auquel le corps aurait tendance à se stabiliser, la plupart des individus ne se maintiennent au poids convoité qu'au prix d'une restriction alimentaire permanente. On en conclut, donc, que l'image sociale de la jeune fille prônée par l'Occident est l'une des principales causes des troubles du comportement alimentaire, en particulier l'anorexie et la boulimie. L'obligation sociale faite à la femme d'être artificiellement mince. La société et ses normes contribuent à la fétichisation et à la glorification d'un corps féminin anormalement svelte.

# Posté le lundi 19 mars 2007 12:34

Modifié le jeudi 22 mars 2007 16:04

Une fausse image de la perfection féminine

Ainsi, de mauvaises relations familiales, un style hors de la mode, ou un rejet de la société feraient perdre la confiance en soi et pourraient tout a fait mener à une anorexie.

Cependant comme nous l'avons vu, notre environnement social est de jours en jours plus touché sur l'audiovisuel et l'importance de l'aspect physique. Certaines photo de célébrités sont retouchés comme nous pouvons le montrer avec l'exemple de la grande chanteuse américaine Beyonce.

En effet, les magazines féminins, qui se disent porte-parole des femmes, nous présent des femmes « parfaite » ; qui font rêver les femmes qui ont quelques rondeurs.
Les adolescentes qui s'identifient à leur idoles sont alors influencé et donc sujet à l'anorexie selon la capacité ou pas à établir la limite entre l'illusion des médias et la réalité.

De plus, nous avons remarqué depuis quelques temps, une nouvelle forme d'incitation à l'anorexie, mais de forme plus explicite que les trois dernières.
En effet, on retrouve sur plusieurs sites Internet, des incitations comme « pro-ana », où des jeunes filles sont entraînées dans un engrenage qui est l'anorexie par des formules telle que « si tu n'est pas anorexique tu es moche ! », « STOP la grosse vache !...ne mange pas, tu va redevenir grosse. » ou bien « Sans moi ( l'anorexie), tu n'es rien, donc ne cherche pas à t'en sortir » . Et c'est à cette période de l'adolescence que les anorexiques sont plus ou moins influençable, car on se construit à partir de tout ce qu'on apprend.

# Posté le lundi 19 mars 2007 12:38

Modifié le mercredi 30 mai 2007 06:36

Conséquences physiques

Conséquences physiques
Dans un premier temps, on parle d'anorexie mentale pour désigner une restriction alimentaire volontaire : c'est une véritable « grève de la faim » à titre personnel. Cette maladie débute par le désir de perdre quelques kilos, en évitant graisses et produits sucrés. Mais le régime déraille. Pour maigrir à tout prix, l'anorexique n'avale plus que quelques centaines de calories par jour. Obsédée par la perte de poids, elle va jusqu'à se faire vomir, prendre des laxatifs et des diurétiques. Même lorsqu'un poids acceptable est atteint, l'adolescente continu à penser qu'elle est obèse : elle ne parvient plus à se voir telle qu'elle est et se trouve toujours trop grosse. En continuant sa chasse aux kilos, elle met en danger sa propre existence.

Cette amaigrissement est spectaculaire. En effet, il est important et rapide, la malade perd entre 15 et 50 % du poids normal pour l'âge. La dénutrition n'est pas seulement une perte de poids, mais c'est surtout une perte de masse musculaire et une altération de nombreuses fonctions, à l'intérieur du corps comme dans les relations du corps avec l'extérieur ; cela signifie que l'individu est plus sensible aux agressions extérieures.

De plus, plusieurs signes somatiques sont visibles chez une anorexique :
_ signes de dénutrition : aspect cadavérique.
_ fonte musculaire, yeux enfoncés dans les orbites.
_ visage ridé, joues creusées, effacement des fesses, des seins.
_ cheveux ternes et secs, ongles striés, cassants.
_ altérations dentaires.
_ Peau violacée, froide et moite.
_ lanugo : duvet sur le visage, le dos, les bras

Dans un second temps l'attitude de la patiente par rapport à son amaigrissement est caractéristique : banalisation ou dissimulation de cette perte ( porte de nombreux vêtements amples, falsification des pesées...). De plus, sont associés les symptômes du conflit mental suite à la conduite active de restriction alimentaire : la malade est prise de dysmorpholobie ( trouble de l'image du corps), d'anosognosie ( indifférence à l'égard des troubles). Paradoxalement, on remarque aussi chez elle, une hyperactivité et un surinvestissement intellectuel : elle a des activités physiques et intellectuelles intenses. On observe souvent un intérêt marqué par le travail scolaire et les résultats sont excellents. Cependant, triste et irritable, l'adolescente s'isole, se détache de ses amis et ne s'intéresse plus à leur sujets de conversations : affectivité bloquée.
Anxiété, repli sur soi, dépression : l'anorexie s'accompagne de troubles d'ordre psychologique pouvant favoriser les dépendances ( drogues , alcool) ou tendances suicidaires.

# Posté le jeudi 22 mars 2007 15:31

Modifié le jeudi 22 mars 2007 16:46